Perm’amour

Un texte inspirant d’un homme sur les relations amoureuses et la permaculture !

“Le permamour, vous connaissez ?

C’est l’art de cultiver son écosystème amoureux de façon riche, résiliente et diversifiée… Ses principes ressemblent étrangement à la permaculture, ou l’art de maintenir un écosystème cultivé… ou plutôt récolté (plus que cultivé).

Je réfléchis encore sur ses principes de base tels que :

1. Observer, interagir et accueillir l’autre tel qu’il est tout en restant ce que je suis ;
2. Rester conducteur de l’énergie amoureuse sans la stocker et l’accaparer ;
3. Cueillir les instants d’amour au lieu de les cultiver dans des pots ou platebandes ;
4. Privilégier les relations simples dans une progression intime, lente et délicate ;
5. Valoriser la diversité dans les rencontres et les modes relationnels ;
6. Jouir et se réjouir de cet « effet de bordure » entre deux relations qui s’enrichissent les unes les autres ;
7. Tout effort fourni n’est que le résultat d’un déséquilibre au sein d’une nouvelle relation, le plaisir prendra la relève avec le temps.

Il s’agit alors d’intégrer mes relations, toutes mes relations des plus sociales aux plus intimes, des plus éphémères aux plus durables, des plus légères au plus lourdes, au lieu de les séparer. Je dois apprendre à accepter les retours et réactions des autres, reconnaître leurs limites afin d’agir amoureusement de manière créative. Tout se jardine sans cesse dans mon écosystème amoureux, autant mes relations que mon intériorité.

Il s’agit de surfer sur mes sentiments amoureux et non contre eux et comprendre que c’est avec des petits gestes que se vivent les grandes amours : « peu d’intrants pour tant d’extrants » !
Le permamour surgit de ma capacité globale d’aimer pour se focaliser sur chaque opportunité locale d’aimer. Chaque rencontre me fait découvrir une multitude d’expériences amoureuses et chaque expérience amoureuse (expérience pas relation, attention) est vécue au sein de relations multiples et variées. J’ai appris qu’une relation amoureuse se développe d’abord de façon humble avant de s’étendre dans le temps et l’espace d’elle-même.

Le permamour m’a aidé non seulement de régénérer ma capacité d’aimer, abîmée et limitée par ce monoamour possessif, exclusif et finalement fragile, mais aussi à procéder à une lente aggradation de ma capacité d’aimer (ajouter de nouvelles capacités d’aimer et aimer dans l’abondance). Un tel écosystème amoureux est riche de niches (ou espaces d’amour) et de relations diverses. Cette complexification amoureuse ne s’accompagne pas toujours par une complexification de la vie elle-même… le système semble avoir ses propres mécanismes de maintenance et d’enrichissement… tout comme la vie semble être mue spontanément par elle-même (élans vitaux), l’amour se nourrit aussi de lui-même (émotions) en un cercle vertueux de désirs, plaisirs, jouissances et réjouissances simples et délicates… déceptions, frustrations, douleurs et souffrances ? Oui aussi bien sûr, mais plus comme des échecs ou des traumatismes, mais comme de simples évènements possibles face auxquelles l’écosystème semble être plus résilient…

Permettez-moi une dernière clarification : la diversité et la multiplicité n’est pas tant dans le nombre de personnes aimées que dans la façon de les aimer. Je peux donc aimer au pluriel une seule et même personne tout au long de la relation. Ici l’amitié se fond à l’amour en un spectre relationnel continu et un bouquet toujours renouvelé.

Je m’expose !!! je prends des risques!!…avec confiance que vous serez indulgentes et indulgents avec moi… depuis le temps qu’on se connait…”

 

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