Le pâturage non sélectif

J’ai approfondi mes connaissances sur la gestion holistique des pâturages, en découvrant le pâturage non sélectif avec Jaime Elizondo.

Il consiste dans notre climat plutôt humide à déplacer les animaux 2 à 5 fois par jour. J’ai vu dans la Creuse une ferme où ils donnait seulement 1200 à 1500m² pour 100 vâches pour environ trois heures de pâturage. Cela entraine plusieurs effets bénéfiques :

  • Les vaches mangent quasiment toute la prairie (on obtient un rendement similaire à une fauche de foin)
  • Elles peuvent parfois être déplacés toutes les deux heures, cela stimule leur appétit, elles prennent donc plus de poids et font plus de lait
  • Lorsque l’on coupe une plante de prairie, une partie des racines meurent dans la terre, libérant des sucres pour nourrir les champignons mycorhiziens.
  • Lorsque l’on coupe raz, le soleil atteint mieux la base de la plante lui permettant ainsi de mieux pousser.
  • Les bouses sont plus nombreuses, donc la prairie est plus fertilisée.
  • On réduit la quantité de foin produite car on favorise le pâturage toute l’année.
  • Les animaux s’habituent à manger les plantes de leur environnement, des plantes fibreuses et sèches (lorsque l’on fait un stock sur pied par exemple) ou même des arbres et des arbustes
  • Augmenter le nombre d’animaux à l’hectare

Il y a quelques règles à suivre pour bien réaliser ce type de pâturage :

  • Regrouper les vêlages au printemps, en même temps que la pousse de l’herbe
  • Sélectionner des animaux petits et costauds (les taureaux surtout), éviter les animaux trop grands
  • Sélectionner des animaux rustiques qui consomment les plantes de leur environnement et moins de concentrés
  • Sursemer des espèces  fourragères (ou même céréalière) dans les prairies pour accélérer la régénération
  • Eventuellement irriguer avec des infusions de compost

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