Créer une planche de culture

Le meilleur moyen de commencer un jardin est de déposer de la matière organique directement sur le sol, sans enlever l’herbe, bécher, ou retourner la terre. On peut éventuellement l’aérer grâce à une grelinette.

On déposera d’abord directement sur le sol des matières vertes azotés : tonte d’herbe verte, déchets alimentaires, compost, des branches d’arbres vertes, plantes vertes, sang, déchets animaux, fumier, excréments, de l’urine.

Ici nous avons déposé de l’humus (terreau) réalisé grâce à du broyat de bois décomposé, puis de l’herbe coupée.

  

Par-dessus cela, on déposera 2 voir 3 couches de cartons sans encre et sans scotch. On peut utiliser les cartons européens et éviter les cartons asiatiques, plus polluants. Les résidus de colle ou d’encre se décomposeront d’années en année grâce aux micro-organismes du sol. L’objectif est d’empêcher les herbes de pousser à travers le mulch, et de favoriser l’apparition de champignons décomposeurs (saprophytes). On arrose abondamment le carton.

Par-dessus le carton, on dépose des matières marrons carbonées : broyat de bois, paille, feuilles mortes sèches (de forêt éventuellement), papier, sciure. On peut utiliser du boyat de bois de résineux ou même des feuilles de noyer si on les laisse se décomposer dans un coin pour éliminer l’acidité ou la juglone du noyer. En se décomposant ces matières vont créer un terreau noir, l’humus qu’on retrouve sous les feuilles mortes en forêt.

Pour planter on utilise un couteau, un plantoir ou une petite pelle pour couper le carton. On peut semer un poquet de graines ou planter un plant avec un peu de compost dans l’idéal.

 

Que faire en ville ?

La ville est un espace de transition et de connexion avec la campagne. Les citadins ne peuvent survivre sans un lien fort avec les producteurs qui les entourent et les nourissent. Un exercice intéressant est de noter ses producteurs préférés (légumes, fruits, viandes, céréales, etc…), c’est à dire que vous feriez comme eux si vous produisiez à leur place.

Nous pouvons aussi produire en ville pour favoriser l’émergence de projets écologiques basés sur le lien à la terre :

Lessive au lierre

Lessive à la cendre

Savon et shampoing à la saponaire

Kit de culture de champignons

Potager en jardinière multiétagé si possible et SOUS SERRE ( attention aux pollutions en ville)

Machines de recyclage du plastique et artisanat

Biodigesteur pour transformer le compost en gaz

Semi de fruitiers en godets pour les transplanter à la campagne (dans des pots de confitures, des rouleaux de papiers toilettes, ou une bouteille en plastique)

Compostage sur le sol dans haies ou des friches en ville.

Creuse le goudron et plante ! (ca peut être autorisé !)

Mettre de la sciure autour d’un arbre pour faire un pipi permacole qui ne pue pas. (cabane autour de l’arbre pour les filles héhé)

Tour à pommes de terre

Pépinière de plantes aromatiques vivaces (fraises, menthe, thym, etc….)

Rencontre perma entre voisins d’immeuble ou de rue

Musique engagée

Soins énergétiques, utilisation de pierres énergétiques

Partager la wifi avec son voisin

Rejoindre un jardin partagé, O jardins d’Or par exemple pour 20 euros l’année créez votre parcelle

Fabriquer un lombricomposteur avec des seaux alimentaires

Créativité… Commentez…

 

 

Si vous souhaitez mettre cela en place, contactez moi je suis intéressé !

Pourquoi la ZAD est un exemple concret de permaculture et pourquoi l’intervention de l’Etat est dangereuse ? Quel est la cause réelle du problème et comment la résoudre ?

J’écris cet article en réponse à l’intervention de l’Etat visant à expulser les habitants de la ZAD. Je demande aux réseaux de permaculteurs de France et du monde, à tous les écolos, les décroissants, les collapsologues, les défenseurs de la nature et du vivant, à tous ceux qui se préoccupe de l’état de la planète et de l’avenir de leurs enfant de soutenir les zadistes pour empêcher leur expulsion.

Pour rappel, la permaculture est une conception consciente et intentionnelle qui permet de fournir en abondance, gratuitement, et avec très peu de travail physique, l’ensemble des besoins de l’homme (nourriture, eau, air, outils, matériaux, gestion des déchets, corps social…) tout en régénérant les sols et les écosystèmes. On peut ainsi atténuer le changement climatique et les pollutions en reforestant ou en utilisant les animaux dans les milieux plus secs.

A l’heure actuelle, l’Etat ne cherche absolument pas à réunir les conditions pour aboutir à ces objectifs permacoles. Il favorise au contraire une production mondialisée, pilleuse et destructrice. Une conception consciente signifie que les personnes protégeant des espaces naturels (ici la ZAD de NDDL) ont compris les enjeux actuels de société et veulent y répondre de manière efficace. L’émancipation complète par rapport à l’Etat et au capitalisme semble désormais l’unique solution efficace pour vivre en harmonie avec des valeurs humaines profondes.

Comme le montre ce conflit, l’Etat n’aime pas perdre le contrôle des populations, encore plus celles visant à être autonome. Il le fera avec les autres communautés qui se forment, soutenu par la majorité de la population, cette dernière étant dans l’illusion qu’elle dépend des services de l’Etat pour répondre à ses besoins fondamentaux. Seulement parce que la plupart de la population ne fait pas le choix conscient de prendre soin de la terre et des personnes et de redistribuer les surplus aux personnes et à la nature, l’Etat se donne le droit d’empêcher de vivre librement des personnes courageuses, saines et intelligentes. Les habitants de la ZAD sont des personnes responsables qui n’ont pas besoin d’une autorité malveillante et destructrice pour vivre.

Ces personnes comme vous et moi ont décidé d’utiliser les ressources qui les entourent pour vivre et notamment les ressources humaines. C’est ce que nous sommes spontanément amenés à faire au quotidien dans un état naturel. De manière plus forcée, si les infrastructures industrielles venaient à s’effriter (s’effondrer), ce serait la première chose que nous ferions pour assurer notre survie. L’Etat ne serait pas là pour nous dominer, à part si nous subissons encore son autorité. Tout comme le fleurissement actuel d’initiatives, dont la ZAD, la permaculture vise l’autonomie, la résilience et le retour à la terre. Tout comme les répressions de l’Etat qui se multiplient sur les différentes initiatives allant dans ce sens, elles pourront se manifester également dans les mouvements permacoles.

Nous sommes conscients en permaculture que ce qui se passe loin de chez nous est aussi important que ce qui se passe devant notre porte. Alors évitons l’expulsion des zadistes par un soutien massif. Soutenons physiquement par des ressources et moralement par des paroles et des actes. La vérité nous porte et elle ne peut que s’enrichir d’expériences, de chaleur et de créativité humaine.

Soutenez la ZAD et résistez ;c’est urgent. C’est comme cela que que l’Etat vacillera sur ses positions.

Vivez dans un monde où le lopin de terre le plus proche de chez vous peut vous nourrir. Où l’argile et le charbon de bois peut purifier votre eau n’importe quand. Où les personnes de votre entourage vous aident à vivre sainement, …

Renouée du Japon et champignon Parasite du frêne

Je souhaite traiter deux sujets d’actualité en France d’un point de vue environnemental.

Le premier est celui la Renouée du Japon, plante considérée comme “invasive”.

Dans le livre Holistic management, Alan Savory explique que pour éradiquer une espèce dite invasive il faut favoriser les conditions qui empêchent son développement.

La Renouée du Japon est une plante régénérative des sols, elle dépollue les lisières des cours d’eau et des bords de routes des métaux lourds, de l’aluminium et des pesticides.

A l’heure actuelle, des chantiers d’éradication de la Renouée sont réalisés. On essaye de déraciner toutes les souches et on couvre le sol avec de grandes bâches afin de limiter son développement sur le court terme.

Une solution innovante et permacole serait de couvrir le sol grâce à la Renouée broyée et de la matière organique locale (orties, consoude,feuilles mortes) puis de planter des arbres pour accélérer la succession écologique et passer à un stade forestier. On augmente le taux de matière organique dans le sol, on favorise l’apparition de l’humus (terre noire que l’on observe sous les feuilles mortes en forêt) et des champignons qui sont dépolluants par nature.  On peut planter des arbustes à développement précoce et rapide (saule, sureau, noisetier) à raison de 4 pieds par m²  et de l’aulne, fixateur d’azote poussant en lisière de rivières. En densifiant et diversifiant la plantation, la Renouée ne trouvera plus les conditions idéales pour se développer.  Pourquoi ne pas essayer de retrouver le stade avancé d’une forêt en bord de rivière ? C’est pourtant là dans ces conditions là que l’être humain est apparu.

On peut aussi résoudre la vraie cause  qui est la pollution des rivières par les déchets que nous jetons en bord de routes, les pesticides et surtout les déchets industriels.

Et si elle est toujours là pour nous embêter, alors pourquoi pas l’utiliser comme nourriture,  fourrage, matériaux, ou bien énergie ? La renouée est classée très bon comestible dans l’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices de Gérard Ducerf (Tome 1), qui met toutefois en garde quant au niveau de pollution de la station de cueillette. A titre d’information, on pourra lire quelques recettes sur cette page. La consommation régulière des jeunes pousses par le bétail semble avoir un impact non négligeable sur la renouée. A condition, pour ne pas déstabiliser les berges, qu’elle soit pratiquée à une distance respectable de la rivière.


Deuxième sujet à aborder, le champignon du frêne.

Image from The Food and Environment Research Agency

Les frênes de France sont attaqués par un champignon appelé Hymenoscyphus fraxineus . La mycoremédiation permet d’utiliser les champignons pour restaurer notre environnement. Paul Stamets expérimente des nouvelles méthodes de régénération avec sa structure Fungi Perfecti. Voici la réponse que j’ai reçu pour résoudre cette problématique.

“C’est une situation vraiment complexe, ce qui rend difficile à évaluer pour un certain nombre de raisons. Il est clair que l’on sait très peu de choses sur cette maladie et pourquoi elle affecte maintenant si rapidement différentes espèces de plantes. Le changement climatique modifie en fait la liste des espèces présentes dans le sol (http://voices.nationalgeographic.com/2015/07/08/the-foundations-of-our-forests/) et aurait pu être un déclencheur de la propagation récente de Hymenoscyphus fraxineus (Le nom a changé de Chalara fraxinea

L’enlèvement de ces plantes malades devrait être fait avec beaucoup de soin. Personnellement, je pense qu’il vaut mieux se débarrasser des membres sur place que de transporter l’agent pathogène vers un autre endroit qui pourrait ne pas être infecté. Le compostage ou le brûlage peut être la meilleure solution car ils ne répandront pas de spores. Vous pouvez également expérimenter avec l’utilisation des bûches / copeaux de bois comme substrat pour la culture des champignons. http://www.fungi.com/product-detail/product/turkey-tail-plug-spawn-approx-100-plugs.html http://www.fungi.com/product-detail/product/the-garden -giant-mushroom-patch.html Tout équipement utilisé devra être soigneusement nettoyé avant d’être retiré du site.

L’un des outils de restauration les plus précieux que nous ayons en tant que mycologues pour aider au rétablissement des écosystèmes est l’utilisation de champignons mycorhiziens. http://www.bbc.com/earth/story/20141111-plants-have-a-hidden-internet Dans certains cas, l’ajout de champignons mycorhiziens aux racines peut améliorer les facteurs de croissance des plantes et contribuer à la réponse immunitaire aux infections.
Le drainage mycorhizien du sol ou l’inoculation des racines des arbres à planter constitue une bonne première ligne de défense pour rétablir une forêt viable.

Une autre excellente ressource est “Mycelium Running” de Paul Stamets. Il existe un certain nombre d’espèces utilisées dans la mycoremédiation pour repousser les champignons parasites dans l’environnement (P. 46). Les espèces mentionnées pour concurrencer les champignons parasites sont; Sparrassis crispa (chou-fleur, SC), Hypholoma spp. et Trametes versicolor (polypore versicolore, TV). Paul décrit la création d’une barrière fongique médicinale / gastronomique pour empêcher l’apparition de la maladie. Les tests de Petri de Hymenoscyphus fraxineus en culture avec d’autres espèces telles que SC ou TV pourraient fournir un aperçu de cette solution fongique possible.”


La permaculture est une approche systémique qui nous permet de réfléchir avant d’agir afin de résoudre la cause du problème.

Les “mauvaises herbes” (adventices) au jardin sont les plantes les plus adaptés à pousser à ce moment là. Ce que vous voyez autour de vous (d’un point de vue philosophique), c’est le passé. Si vous l’arrachez(comme une plante), vous oubliez votre passé et il reviendra dans votre vie. Au contraire, si vous enlever les conditions pour que ce passé indésirable ressurgisse alors vous pourrez cultiver densément des légumes diversifiés (ahah je sais pas si vous me suivez!). Continuez à enrichir votre sol avec de la matière organique, pour bâtir cet humus (terre noire de forêt) si precieux. Ces plantes pionnières annuelles poussant à la lumière directe du soleil ne seront plus dans les conditions idéales pour germer et pour vous embêter.

Le stop !

Je pratique l’autostop depuis un an et demi. C’est le moyen de transport que je trouve le plus approprié dans ma situation. Je n’habite pas à côté d’un arrêt de bus et je n’ai pas de voitures pour effectuer des trajets quotidiens. J’ai décidé de faire ça suite à une conférence sur le changement climatique ou cette solution a été évoquée, elle a totalement changé ma vision des transports et des relations humaines. Lorsque nous allumons une voiture, l’essence utilisée est sacrée car précieuse, rare, limitée et très destructrice d’un point de vue holistique.

C’est un excellent moyen d’échanger avec des personnes bienveillantes et de se déplacer rapidement et simplement (juste à lever le pouce magique !). La durée moyenne d’attente est de 5 minutes. La plupart du temps cela va très vite grâce aux intentions envoyés à l’univers ! J’adore les échanges avec chaque personne ou je dois expliquer en 5 minutes le concept de permaculture, cela permet de diffuser le message !

Je n’ai pas peur d’être pris par quelqu’un de malveillant ou autre, vivre c’est risquer et l’amour aussi.

J’aimerais que chaque personne puisse sortir de chez elle et pouvoir se déplacer en stop de manière naturelle, que ce soit la norme ! On me dit des fois que si tout le monde faisait ça, plus personne ne conduirait, peut être, mais ce n’est pas le cas et si ça le devient tant mieux on vivra beaucoup plus localement.

Et même si j’attends parfois 20 minutes ou plus, je ne me décourage jamais et je profite du paysage autour de moi. Des arbres magnifiques, des vaches dans un champ, des plantes sauvages comestibles tout autour de moi, le chant des oiseaux sous un ciel étoilé.  Parfois quand j’attends un peu longtemps c’est quand l’univers me réserve la voiture qui ira exactement à l’endroit où je le souhaite !

Les clés sont  la posture, le sourire dans tous les cas, le lâcher prise, la confiance en l’univers.

Et je sais que les personnes qui ne me prennent pas ont une bonne raison de ne pas s’arrêter la plupart du temps et me font un signe.

C’est une vrai expérience humaine que je souhaite partager avec vous,  pourquoi pas autostopper ensemble, ça ne m’est encore jamais arrivé !

Ce qui m’est arrivé, c’est que deux voitures s’arrêtent pour me prendre, ou bien que l’on fasse des détours pour me déposer à l’endroit souhaité et me faciliter le trajet. Maintenant je peux aussi recroiser des personnes qui m’ont déjà prise, quelle bonheur et joie de vivre de fonctionner ainsi !