La Ferme du Futur

W A N T E D

La Ferme du Futur cherche un eleveur / une eleveuse ! Fais nétour l'ami <3

Gepostet von Ferme du Futur am Dienstag, 27. November 2018

Depuis début octobre, je suis sur une ferme à transmettre à Autrac à côté de Blesle à la limite du Puy de Dôme et de la Haute Loire.  Le cédant élève des vaches allaitantes de race Aubrac, Normande, Salers et Holstein et cultive des blés anciens, du seigle, de l’avoine, des lentilles et du sarrasin. Nous découpons la viande pour faire des pièces très diverses : steak, steak haché, pot au feu, jarret, faux filet, entrecôte, foie, coeur, etc.

Avec Emma et Juliette, nous souhaitons reprendre la ferme à la fin d’une formation agricole fin 2019. Emma est artisane et produit des Granolema, céréales du petit déjeuner et autres préparations avec de l’avoine, des amandes, des noisettes, des noix, du miel produit localement. Juliette, architecte souhaite faire de la transformation fromagère avec du lait de brebis.

Pour ma part, je vais reprendre l’activité de vaches allaitantes pour la transiter petit à petit vers une activité de vaches laitières, et planter des arbres en interculture pour faire de l’agroforesterie fruitière : pommes, poires, prunes, noisettes, noix, kakis, myrtille, cassis, groseille, framboise, etc…

Vivant au sein d’une économie fondée sur une croissance exponentielle, nous devons nous attendre à un effondrement.

Notre projet souhaite ainsi s’inscrire dans cette transition économique et sociale en mobilisant nos créativités avec passion pour expérimenter un nouveau mode de vie et art de faire privilégiant le commun, le partage et le respect du vivant. La ferme du futur s’articule ainsi autour de trois intentions fortes : Développer une architecture sociale qui favorise le faire ensemble, le vivre ensemble et plaide pour une construction écologique. Proposer de l’accueil touristique et pédagogique à la ferme pour permettre à toutes personnes provenant d’horizon différents de découvrir, d’expérimenter et d’enrichir ses savoirs et savoir-faire autour d’activités agricoles, artistiques, pédestres et sportives. Déployer une communauté́ d’agriculteurs et d’artisans qui gèreront leur atelier de production/transformation tout en incarnant la gouvernance collective de la ferme et en proposant des pratiques agricoles en faveur de l’agroécologie.

Ces trois piliers ont pour objectif de maximiser l’impact social tout en ayant un impact environnemental positif.La lutte contre le changement climatique se traduit selon nous par un moyen concret : agir pour mettre en place une transition. Pour se faire, nous sommes convaincus qu’il faut avant tout, se changer soi-même et changer notre façon de vivre ensemble. C’est pourquoi nous choisissons l’agroécologie. Cette technique répond à l’agriculture intensive en y étudiant notre environnement pour adapter nos cultures. Nous souhaitons optimiser nos ressources avec notamment les rotations de cultures, l’agroforesterie, une organisation d’ateliers agricoles et une commercialisation privilégiant le lien social, l’équité territoriale et le respect à l’environnement. A cela s’ajoute le tourisme durable. L’évènementiel, déjà impulsé avec des workshops, évoluera sur des évènements sportifs dans les volcans d’auvergne. Le tourisme culturel et artistique s’articulera autour d’évènements, animations, conférences, concerts, festivals, ateliers paysans… L’Objectif est de promouvoir des activités touristiques non basées sur l’énergie fossile, inscrit dans un nouveau modèle de société répondant au défi du changement climatique. L’habitat proposé sur les lieux sera une architecture durable composée de matériaux nobles et performants, consommant très peu d’énergie fossile et soucieuse de s’adapter au mieux à son environnement géographique et climatique. Notre projet incarne une sobriété exubérante pour un mode de vie fertile.

Communication

En Amont, Emma a diffusé le projet sur Facebook et Instagram en le présentant avec des vidéos.

Facebook : https://www.facebook.com/Ferme-du-Futur-102126370643937/?ref=bookmarks

Instagram : https://www.instagram.com/granolema/

 

Pendant, nous misons sur une stratégie en accord avec notre idée d’inspirer plutôt que de convaincre : le ‘personnal branding’ (faire d’une personne une image de marque). Chaque entité consentante du collectif a et aura son avatar numérique et sera connu du public à travers l’actualité du projet. De cette façon nous proposerons des personnages fictifs, qui, à la manière de ceux d’une histoire, permettent au spectateur/lecteur de s’identifier Nous créons du contenu qui mets en avant la qualité de la paysannerie contemporaine.

 

Après, l’Art sera le pilier de la communication. De l’art écrit sous forme d’articles (vulgarisation scientifique) ou histoires, poésie, de l’art dessiné. Une bande dessinée est actuellement en cours de création. Elle sert de fil directeur d’inspiration dans les éléments graphiques du projet. L’objectif étant de développer un univers de marque. De l’art vidéo ( clips, courts métrages, micro séries) publié sur un blog et mis en valeurs sur les réseaux sociaux.

Malgré sa jeunesse, ce projet est un concept de lieu de vie en plus d’être une entreprise agricole, un tiers lieu culturel, un incubateur à ambition et une plateforme de mélange et coopération social. Nous sortons de l’école, nous avons à peine travaillé dans le monde d’aujourd’hui, on nous dit qu’on est des utopistes et qu’on ne réalise pas la difficulté des taches qui nous attendent dans le milieu agricole, que travailler ensemble est impossible et qu’on ne peut pas faire de révolution sans démolir le système établis. Ils sont la résultante d’un modèle sociétale ancien, et pour atteindre le nouveau les Hommes ont besoin d’une passerelle : un modèle entre capitalisme et renouveau. Il y a aussi des gens qui nous disent « ne lâchez pas », « courage », « bravo », « ce que vous faite est génial », nous ne sommes pas que 3 ou 4 dans ce projet. Tous ceux qui nous apportent leur soutien en font littéralement partie. Car c’est avec la force d’une communauté qu’on arrive à se surpasser, en tant que Sapiens, nous avons évolué grâce à nos facultés de collaboration, et face à ce changement climatique et économique imminent, nous avons besoin de les retrouver pour s’adapter.

Permaben, Granolema et Julyourte vous attendent sur la ferme pour apporter main forte et votre coeur à l’ouvrage de cette belle expérience sur la Ferme du Futur. Pour prendre soin des vaches et accueillir des moutons, des poules, des volailles et des cochons, nous avons besoin d’éleveurs créatifs, régénérant les prairies et ouvert sur le collectif. A travers un pâturage tournant dynamique en déplaçant les animaux chaque jour (voir article Régénérons les déserts grâce aux animaux), nous pouvons recréer des prairies permanentes jusqu’à 3m de profondeur et élever des animaux en pleine santé.

Curieux de découvrir et d’apprendre la vie paysanne, vous serez très bien accueilli sur la ferme. Encore faut il pétrir le bon pain ! N’hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressés par une initiation à la permaculture sur la ferme.

 

 

Régénérons les déserts grâce aux animaux !

Je lis actuellement le livre “Holistic Management”(gestion holistique) d’Alan Savory. Pour lui, nous devons définir une qualité de vie, c’est à dire qui sont les décideurs importants dans notre communauté (ou dans notre vie), qu’es ce qui nous fait sortir du lit le matin, et qu’es ce qu’une belle vie. Ensuite, nous pouvons définir quelles ressources nous aurons besoin dans le futur pour répondre à cette qualité de vie. Nous agissons ainsi dans ce qu’il appelle un contexte holistique très ancré dans les réalités sociales, écologiques et économiques.

Plus concrètement, il explique dans ce livre comment nous pouvons régénérer les environnements “fragiles” (brittle en anglais), arides et désertiques en planifiant un pâturage dynamique des animaux. On reproduit ainsi le déplacement des troupeaux de ruminants par leurs prédateurs dans leur état naturel avant la domestication de ces animaux par l’homme.. Ce n’est pas ce qu’on vous dit dans le film Cowspiracy !

Une des causes principales de désertification est le sur pâturage des animaux , c’est à dire une concentration trop élevé sur une même surface.  Cependant on se rend compte que laisser le désert tel qu’il est sans animaux, ou bien  sous pâturer (peu d’animaux sur une grande surface) conduit au même conséquence qu’un sur pâturage, c’est à dire la désertification. Oui, si on ne fait rien pour régénérer les déserts, ils resterons ainsi pendant des milliers d’années. La solution la plus efficace pour reverdir les environnements arides (2/3 de notre planète); c’est de concentrer les animaux sur une plus petite surface pendant un temps court et de les déplacer régulierement. Dès les deux premières années, l’herbe revient grâce à une bonne gestion des pâturage, et la fertilisation par les animaux. L’eau s’infiltre ainsi beaucoup mieux dans les sols et on peut ensuite envisager une plantation d’arbres si le milieu est plus adapté aux arbres qu’à l’herbe.

Un exemple incroyable d’une plantation d’arbres inutile : Abu Dhabi a dépensé 30 MILLIARDS de dollars pour planter des arbres dans un environnement qui est plus adapté à la prairie. Ces arbres vont sûrement mourir vu les conditions météorologiques inadaptées à leur survie : tempêtes de sable, et peu de pluviométrie.

Ces savanes sont des milieux dégradés par l’homme et elles n’ont pas la capacité de redevenir des forêts par elle même, tout du moins à la vitesse où l’on peut le souhaiter. Nous devons accélérer la succession écologique de ces milieux (développement du système vers un stade forestier) en gérant bien le pâturage des animaux dans un premier temps puis en semant des arbres (ou bien en laissant les graines disséminés par les fientes des animaux germer.).

Cet article a pour but de remettre en question notre vision du monde et notre rôle sur Terre. Soutenir ces pratiques là me semblent la meilleure des solutions dont nous disposons à notre échelle, ou bien même expérimenter la régénération dans les milieux où il y en a besoin. Dans les milieux tempérés humides (et de manière plus prononcé sous les tropiques), laisser la nature faire semble la méthode la plus efficace pour produire en abondance, il faut plutôt se concentrer sur le semi de plantes pérennes,  l’ entretien des chemins et la gestion du pâturage s’il y en a.

Allons comprendre pourquoi nous cherchons à contrôler la nature et les “friches” (apparemment improductives) en France, tout cela pour une question d’esthétique ou de ne pas se laisser envahir. Il s’agit juste d’un changement de perception de la nature, je trouve beaucoup plus beau la régénération naturelle et spontanée d’un milieu ouvert (prairie) vers un système semi forestier multiétagé densifié et diversifié  par rapport à une prairie tondue chaque année. C’est surtout que lorsque l’on orchestre ce processus de régénération avec des techniques simples de multiplication végétale, on peut obtenir un système ultra productif pour nous et pour les animaux. Pour conclure on pourrait quitter la France,  notre environnement se porterait bien mieux sans nous. Cependant dans les terres arides du monde, la nature a besoin de  nous pour revivre et nous nourrir. Il existe une interdépendance très forte entre les animaux et les plantes dans leur état naturel. Chaque prédation a un sens puisque les plantes (et les animaux) sont adaptées à ce type d’attaque ponctuelle tout en maintenant la survie de leur espèce.

Plus d’information sur le PTD si dessous.

Paturage tournant dynamique

La paturage tournant dynamique signifie la mise à l’herbe des animaux avec une rotation quotidienne. C’est un français André Voisin qui a décrit cela dans son livre La productivité de l’herbe. Actuellement, les éleveurs néo zélandais sont les premiers exportateurs mondiaux de viande de moutons grâce à cette méthode. On concentre les animaux sur une plus petite surface afin qu’ils soient en troupeau (comme dans la nature) et qu’ils mangent toutes les herbes à leur disposition, pas seulement celles qu’ils préfèrent. Tous les jours, ils ont un nouveau « buffet de crudités » (Livre « Salad Bar Beef » de Joel Salatin. Cette gestion permet une régénération de l’herbe au fil des années, car les graminées sont broutées à un stage où elles ont au minimum 3 feuilles. La plante a assez d’énergie pour repousser rapidement car elle est dans un stade évolutif (ni trop jeune, ni trop vieux).

Pour cela on détermine le nombre de vaches par exemple que l’on souhaite faire pâturer sur une journée sur un hectare par exemple. En France, les éleveurs  pratiquant le pâturage tournant dynamique ont 50 vaches-jour/hectare. Certains font suivre environ 20 génisses (jeunes vaches) derrière les premières vaches qui auront pâturé. Elles mangeront ce qu’on appelle les rejets, les plantes moins appetantes.

Et cette information est importante ! Chez la plupart des éleveurs, on laisse les vaches sur un grand espace, ce qui provoque soit un sur paturage (trop paturé) soit un sous paturage (pas assez). Les herbes qu’elles n’aiment pas se ressèmeront, et petit à petit on crée des déserts.

Le nombre de paddocks nécessaire varient selon la saison et la repousse de l’herbe. En France, il faut compter environ 25 paddocks au printemps (c’est-à-dire 25 jours à l’herbe pour retrouver son stade 3 feuilles), et en été jusqu’à 40 paddocks, voir 50 en cas de sécheresse. Il faut donc prévoir des paddocks de production de foin, dans l’objectif de les minimiser au maximum. On peut aussi compter sur les arbres fourragers très bénéfiques au troupeau.

Aux Etats Unis, Joel Salatin arrive à mettre entre 200 et 400 vaches-jour/hectare, tout en gardant une productivité d’herbe très élevé et diversifié.

 

Créer une planche de culture

Le meilleur moyen de commencer un jardin est de déposer de la matière organique directement sur le sol, sans enlever l’herbe, bécher, ou retourner la terre. On peut éventuellement l’aérer grâce à une grelinette.

On déposera d’abord directement sur le sol des matières vertes azotés : tonte d’herbe verte, déchets alimentaires, compost, des branches d’arbres vertes, plantes vertes, sang, déchets animaux, fumier, excréments, de l’urine.

Ici nous avons déposé de l’humus (terreau) réalisé grâce à du broyat de bois décomposé, puis de l’herbe coupée.

  

Par-dessus cela, on déposera 2 voir 3 couches de cartons sans encre et sans scotch. On peut utiliser les cartons européens et éviter les cartons asiatiques, plus polluants. Les résidus de colle ou d’encre se décomposeront d’années en année grâce aux micro-organismes du sol. L’objectif est d’empêcher les herbes de pousser à travers le mulch, et de favoriser l’apparition de champignons décomposeurs (saprophytes). On arrose abondamment le carton.

Par-dessus le carton, on dépose des matières marrons carbonées : broyat de bois, paille, feuilles mortes sèches (de forêt éventuellement), papier, sciure. On peut utiliser du boyat de bois de résineux ou même des feuilles de noyer si on les laisse se décomposer dans un coin pour éliminer l’acidité ou la juglone du noyer. En se décomposant ces matières vont créer un terreau noir, l’humus qu’on retrouve sous les feuilles mortes en forêt.

Pour planter on utilise un couteau, un plantoir ou une petite pelle pour couper le carton. On peut semer un poquet de graines ou planter un plant avec un peu de compost dans l’idéal.

 

Expérimentation de Keyline Design et d’agroforesterie à Ô Jardins d’Or

Cet article a pour objectif de vous présenter la parcelle d’agroforesterie que nous avons mis en place dans le jardin partagé Ô Jardins d’Or à Saint Didier au Mont d’or.

L’agroforesterie est une culture intercalaire d’arbres dans des prairies paturées ou bien des cultures céréalières ou légumières.

Ici nous cherchons dans un premier temps à établir une plate bande de culture arborée multi étagé : comprenant des grands arbres fixateurs d’azotes, des arbres fruitiers moyens, des arbustes, et des plantes herbacées vivaces.

Pour placer cette plate bande nous avons décidé de la placer sur une courbe de niveau particulière avec la Ligne Clé (ou Keyline en anglais).

Explication :

Un ruisseau s’écoule dans la vallée le long du terrain. Au moment où la pente de la vallée devient plus douce, on observe plusieurs phénomènes :

  • Un monticule de terre s’est formé naturellement à ce point là
  • La végétation spontanée indique la présence d’eau souterraine : sureau noir
  • Les bénévoles de l’association ont réalisé des mares à cet endroit là

Ce point là s’appelle le Point Clé de la vallée : ou KeyPoint en anglais

La Ligne Clé est la courbe de niveau passant par le Point Clé tout simplement.

En plantant des arbres parallèlement à cette Ligne Clé nous pouvons optimiser la répartition de l’eau sur les pâtures ainsi que pour les arbres.

Les biotopes de nos forêts locales sont riches en diversité végétale, animale et fongique.

Lors des initiations, nous pouvons imaginer les arbres à différentes strates de culture. Je souhaite vous partager au plus vite les designs que j’ai réalisé à partir d’observations de la nature.

Pour le moment au jardin partagé, nous avons semer des graines de pommes, poires, églantier, aubépine, de coings et des noyaux de prunes.

Petit plus, nous avons pensé à installer un cordeau suspendu à des piquets à 1m du sol comme perchoir à oiseaux. Ils peuvent se détendre librement et ensemencer notre platebande.

Autour nous avons des noyers, des frênes, des chênes, des noisetiers et même des châtaigniers indispensable à la création d’une forêt comestible, un jardin forêt, un jardin verger, une forêt fruitière, bref, vous visualisez la chose.

Pour cet année, ce sera la récolte de pommes de terre semés dans la terre en janvier. Un dilemme, la récolte des pommes de terre nouvelles ou la préservation des graines de fruitiers en pleine germination ? A vous de trouver la solution de gestion holistique.

Début mars, nous avons commandé 25 portes greffes de la pépinière GROMOLLARD à Messimy. Ces arbres seront greffés en ecusson soit de fin aout à mi septembre 2018, soit de février à mars 2019. C’est une méthode économique car un porte greffe coute en moyenne 1  euro.

 Porte-greffe plantés  Affinités de greffe
 Merisier  Cerisier, (prunier)
 Prunier myrobolan  Prunier, pécher,
 Pécher Montclar  Pécher, abricotier
 Cognassier  Poirier
 Pommier M7  Pommier, Poirier
Aubépine (semée) Poirier, Néfliers certaines Pommiers,

A très vite !

 

Poulailler mobile !

J’ai bâti un poulailler mobile avec du bois de palettes de récup’ et des vis. J’ai acheté un grillage à poules pour quinze euros pour les côtés. Pour le toit, j’utilise une bâche plastique d’une serre-tunnel.  J’envisage de mettre une tôle en bac acier, mais le terrain est venteux, les poules ne souffrent pas de la chaleur.

Ce sont six poules de réformes (de plus de deux ans à 2€ la poulette) et le coq de Bresse de ma tante appelé “Pedro”. Ce tracteur à poules fait 3m40 sur 1m40. Je les déplace tous les jours autour des amandiers, pêchers , poiriers, cerisiers, pommiers, pruniers, noisetiers, nectarine, grenadier, cassis; groseilliers, gojis, pins, cèdres, lilas et saules du jardin forêt que j’ai implanté chez mes parents. Je peux les déplacer sur une vingtaine d’emplacements différents. L’herbe a le temps de repousser, le terrain est vite à nu sous les conifères.

J’utilise un sceau d’eau pour les abreuver, mais j’envisage de le fixer sur la structure.

Pour dormir, j’ai créé un hôtel deux étages avec des planches en récup. Elles tiennent tous à sept. Je les nourris avec un mélange de blé, sorgho et maïs. Je souhaite me procurer des petites graines de blés rachitiques, qui ne sont pas passés au tri d’un paysan boulanger bio. Le sac est à 5€ les 25kg, pour du bio c’est vraiment pas cher, et les poules préfèrent les graines plus petites.

Nous leur donnons un grand saladier de reste de cuisine chaque jour, avec des restes de riz, pain, lentilles, ou haricots. Toutes les épluchures des melons et pastèques que je récolte en ce moment au Jardin des Balmes (maraîchers d’Uniferme) dans les Monts du lyonnais sont gracieusement appréciés par nos amies réptiliennes ( et oui elles ressemblent quand même beaucoup à des dinosaures).

En tout cas elles semblent très heureuses, malgré un peu de chahut lorsque l’on déplace le poulailler (par encore de roulettes) surtout lorsque Pedro se met à monter une poulette juste à ce moment là. A deux c’est plus simple  surtout lorsqu’on est tonton dix fois, et qu’un enfant émerveillé vous aide.

Bilan des courses, 6 oeufs c’est possible, zéro aussi, tout dépend du stress et de la nourriture qu’elles auront ingéré dans la journée. En moyenne nous avons 2 ou 3 oeufs par jour, c’est suffisant pour qu’elles s’habitent et créent un nombre infini de synergie avec le lieu de vie.

Que faire en ville ?

La ville est un espace de transition et de connexion avec la campagne. Les citadins ne peuvent survivre sans un lien fort avec les producteurs qui les entourent et les nourissent. Un exercice intéressant est de noter ses producteurs préférés (légumes, fruits, viandes, céréales, etc…), c’est à dire que vous feriez comme eux si vous produisiez à leur place.

Nous pouvons aussi produire en ville pour favoriser l’émergence de projets écologiques basés sur le lien à la terre :

Lessive au lierre

Lessive à la cendre

Savon et shampoing à la saponaire

Kit de culture de champignons

Potager en jardinière multiétagé si possible et SOUS SERRE ( attention aux pollutions en ville)

Machines de recyclage du plastique et artisanat

Biodigesteur pour transformer le compost en gaz

Semi de fruitiers en godets pour les transplanter à la campagne (dans des pots de confitures, des rouleaux de papiers toilettes, ou une bouteille en plastique)

Compostage sur le sol dans haies ou des friches en ville.

Creuse le goudron et plante ! (ca peut être autorisé !)

Mettre de la sciure autour d’un arbre pour faire un pipi permacole qui ne pue pas. (cabane autour de l’arbre pour les filles héhé)

Tour à pommes de terre

Pépinière de plantes aromatiques vivaces (fraises, menthe, thym, etc….)

Rencontre perma entre voisins d’immeuble ou de rue

Musique engagée

Soins énergétiques, utilisation de pierres énergétiques

Partager la wifi avec son voisin

Rejoindre un jardin partagé, O jardins d’Or par exemple pour 20 euros l’année créez votre parcelle

Fabriquer un lombricomposteur avec des seaux alimentaires

Créativité… Commentez…

 

 

Si vous souhaitez mettre cela en place, contactez moi je suis intéressé !

Initiation à la permaculture le 8 et 9 septembre 2018 Ô Jardins d’Or

Suite à une superbe plantation d’arbres lors de la dernière formation en mars,  et la réalisation d’une platebande potagère en avril avec mon assistante préféré Violaine Herisson, je suis heureux de vous accueillir le 8 et 9 septembre 2018.

Retour d’une participante : “Benjamin est un passionné des arbres et a beaucoup de connaissances en permaculture. L’ambiance est très sympa et on applique directement les principes étudiés en cours dans le magnifique Ô Jardin d’or à côté! Belle énergie”

La structure de formation est inspirée de la Regrarians Platform® de Darren Doherty; designer de 2000 fermes dans le monde entier.

Module 1 : Samedi matin :

1. Climat : Historique de la permaculture et de l’agriculture regénérative, définition du projet, alimentation, santé, visite du jardin

Module 2 : Samedi après midi :

2. Geographie : Keyline Design, Lecture cartes topographique, Etude de terrain et de sols

3. Eau : Captage, purification, stockage, stratégies

Module 3 : Dimanche matin :

4. Accès : Construction d’une route, design des chemins, patterns

5. Agroforesterie : 7 strates de cultures, système animaliers, greffe, semis, boutures, marcottes, taillis, tétard

6. Bâtiment :Ossature bois, petits habitats fixes ou mobiles

Module 4 : Dimanche après midi :

7. Clotûres : Haies vivantes, cloture électrique, cloture fixe

8. Sol : Paturage tournant dynamique, engrais vert, potager mulché, engrais vert

9. Economie : Nouvelle forme d’économie, agriculture résiliente

10. Energie : Technologies appropriées, Rocket stove, bois énergie

Et bien d’autres sujets…

N’hésitez pas à me joindre au 06 31 34 49 58 ou par mail Barrbenjamin@protonmail.com

Le tarif conseillé pour la formation est de 90 euros(+ entre 1 euro d’adhésion à l’association Ô Jardins d’Or)!  Le tarif étudiant est à partir de 70 euros. Le tarif journée est à 45 euros, le module est à 25 euros. J’ai décidé de faire prix libre pour les personnes qui n’ont pas les moyens de faire la formation ou qui n’ose pas sauter le pas vers la permaculture. On rentre dans une relation où vous savez que l’argent que vous allez me donner sera utilisé de manière éthique et créative. Vous pouvez aussi payer en plusieurs fois.

Chacun ramène quelque chose à partager le midi (bio,local dans l’idéal!) Nous cueillerons ce que la nature nous offre. Les horaires sont de 8h45 à 18h30 pour les deux jours. Prévoyez des affaires de pluie au cas où, il y a des bottes au jardin pour les travaux pratiques, mais vous pouvez amener vos chaussures de jardin.

Par les transports : bus 22 ou 23 depuis la gare de Vaise, arrêt Eglise de Saint-Didier, puis marcher 50 mètres en direction de l’église, tourner à gauche et descendre le chemin des Roteaux (à gauche de Cerise et Potiron). Au bout de 100 mètres, tourner à droite rue du vieux bourg, 100 mètres tout droit, vous êtes arrivés sur la place Léonard Peyrat !

Fixateurs d’azotes

Tableau 2. Classement des espèces
d’arbres fixatrices d’azote, en fonction
de leur potentiel de fixation (PFN)
(DOMMERGUES, 1995).
Espèces à PFN élevé
Leucaena leucocephala,
Calliandra spp.,
Casuarina equisetifiolia, C. glauca,
C. cunninghamiana,
Acacia mearnsii, A. mangium,
A. auriculiformis, A. crassicarpa,
Gliricidia sepium, Sesbania spp.
Espèces à PFN moyen
Prosopis juliflora,
Acacia saligna
(synonyme : A. cyanophylla)
Espèces à PFN faible
Acacia raddiana, A. Senegal,
A. cyclops, Faidherbia albida
Espèces à PFN nul
(les légumineuses non nodulantes
figurant ci-dessous appartiennent
à la sous-famille des césalpiniacées,
sauf Parkia biglobosa qui est
une mimosacée)
Bauhinia sp., Cassia siamea,
Ceratonia siliqua, Parkia biglobosa,
Parkinsonia aculeata, Tamarindus indica

Le 19 septembre 2016

De retour d’une ballade de curiosité dans les champs près de la maison en observant attentivement la nature et toute la diversité d’espèces. Arrivé devant ce qu’on appelle un “bocage”, qui est tout simplement un espace forestier ultra productif et fertile, contrairement à la monoculture d’à côté ultra énergivore. L’observation devient plus intense, on observe des chênes et des frênes qui créent une légère ombre pour une grande diversité de fruitiers qui poussent en abondance à leurs pieds : pruniers, mures, prunelles. On se dit qu’il n’y aurait juste à jeter quelques noyaux qu’on aurait garder de ses chères courses au magasin bio du coin, d’ici quelques années on verrait donc pousser spontanément des péchers, des pommiers, des poiriers, des amandiers et tout autre espèce que l’on souhaite, tout cela sans aucun entretien évidemment dans cet espace naturellement fertile et humide. On entre dans cet écosystème, aucune concurrence, toutes les espèces se serrent pour laisser à son voisin la possibilité de prospérer et de créer l’abondance. Lorsque soudain, la magie et l’improbable survient, une immense liane a grimpé sur un grand arbre, il s’agit d’une vigne remplie d’une cinquantaine de grappes de raisins murs prêts à être récolté. Très peu de personnes ne se seraient aventurées ici pour observer, on préfère acheter en supermarché un raisin rempli de pesticides sans nutriments. Seulement là aucun travail, et surtout une grande beauté qui émane de cet endroit qui inspire juste à transposer cet écosystème dans son jardin. Il faudrait peut être juste accepter que la nature est trop bien faite pour la laisser s’exprimer sur son “lieu de vie”. Marchez et vous verrez.

Deux ans après, les raisins abondent encore, venez !