Initiation à la permaculture le 7 et 8 juillet Ô Jardins d’Or

Suite à une superbe plantation d’arbres lors de la dernière formation en mars,  et la réalisation d’une platebande potagère en avril avec mon assistante préféré Violaine Herisson, je suis heureux de vous accueillir le 7 et 8 juillet 2018. Si vous n’êtes pas disponible, les prochaines auront lieu les week ends du 18 et 19 août, et 8 et 9 septembre.

Retour d’une participante : “Benjamin est un passionné des arbres et a beaucoup de connaissances en permaculture. L’ambiance est très sympa et on applique directement les principes étudiés en cours dans le magnifique Ô Jardin d’or à côté! Belle énergie”

La structure de formation est inspirée de la Regrarians Platform® de Darren Doherty; designer de 2000 fermes dans le monde entier.

Module 1 : Samedi matin :

1. Climat : Historique de la permaculture et de l’agriculture regénérative, définition du projet, alimentation, santé, visite du jardin

Module 2 : Samedi après midi :

2. Geographie : Keyline Design, Lecture cartes topographique, Etude de terrain et de sols

3. Eau : Captage, purification, stockage, stratégies

Module 3 : Dimanche matin :

4. Accès : Construction d’une route, design des chemins, patterns

5. Agroforesterie : 7 strates de cultures, système animaliers, greffe, semis, boutures, marcottes, taillis, tétard

6. Bâtiment :Ossature bois, petits habitats fixes ou mobiles

Module 4 : Dimanche après midi :

7. Clotûres : Haies vivantes, cloture électrique, cloture fixe

8. Sol : Paturage tournant dynamique, engrais vert, potager mulché, engrais vert

9. Economie : Nouvelle forme d’économie, agriculture résiliente

10. Energie : Technologies appropriées, Rocket stove, bois énergie

Et bien d’autres sujets…

N’hésitez pas à me joindre au 06 31 34 49 58 ou par mail Barrbenjamin@protonmail.com

Le tarif conseillé pour la formation est de 90 euros(+ entre 1 euro d’adhésion à l’association Ô Jardins d’Or)!  Le tarif étudiant est à partir de 70 euros. Le tarif journée est à 45 euros, le module est à 25 euros. J’ai décidé de faire prix libre pour les personnes qui n’ont pas les moyens de faire la formation ou qui n’ose pas sauter le pas vers la permaculture. On rentre dans une relation où vous savez que l’argent que vous allez me donner sera utilisé de manière éthique et créative. Vous pouvez aussi payer en plusieurs fois.

Chacun ramène quelque chose à partager le midi (bio,local dans l’idéal!) Nous cueillerons ce que la nature nous offre. Les horaires sont de 8h45 à 18h30 pour les deux jours. Prévoyez des affaires de pluie au cas où, il y a des bottes au jardin pour les travaux pratiques, mais vous pouvez amener vos chaussures de jardin.

Par les transports : bus 22 ou 23 depuis la gare de Vaise, arrêt Eglise de Saint-Didier, puis marcher 50 mètres en direction de l’église, tourner à gauche et descendre le chemin des Roteaux (à gauche de Cerise et Potiron). Au bout de 100 mètres, tourner à droite rue du vieux bourg, 100 mètres tout droit, vous êtes arrivés sur la place Léonard Peyrat !

Créer une planche de culture

Le meilleur moyen de commencer un jardin est de déposer de la matière organique directement sur le sol, sans enlever l’herbe, bécher, ou retourner la terre. On peut éventuellement l’aérer grâce à une grelinette.

On déposera d’abord directement sur le sol des matières vertes azotés : tonte d’herbe verte, déchets alimentaires, compost, des branches d’arbres vertes, plantes vertes, sang, déchets animaux, fumier, excréments, de l’urine.

Ici nous avons déposé de l’humus (terreau) réalisé grâce à du broyat de bois décomposé, puis de l’herbe coupée.

  

Par-dessus cela, on déposera 2 voir 3 couches de cartons sans encre et sans scotch. On peut utiliser les cartons européens et éviter les cartons asiatiques, plus polluants. Les résidus de colle ou d’encre se décomposeront d’années en année grâce aux micro-organismes du sol. L’objectif est d’empêcher les herbes de pousser à travers le mulch, et de favoriser l’apparition de champignons décomposeurs (saprophytes). On arrose abondamment le carton.

Par-dessus le carton, on dépose des matières marrons carbonées : broyat de bois, paille, feuilles mortes sèches (de forêt éventuellement), papier, sciure. On peut utiliser du boyat de bois de résineux ou même des feuilles de noyer si on les laisse se décomposer dans un coin pour éliminer l’acidité ou la juglone du noyer. En se décomposant ces matières vont créer un terreau noir, l’humus qu’on retrouve sous les feuilles mortes en forêt.

Pour planter on utilise un couteau, un plantoir ou une petite pelle pour couper le carton. On peut semer un poquet de graines ou planter un plant avec un peu de compost dans l’idéal.

 

Que faire en ville ?

La ville est un espace de transition et de connexion avec la campagne. Les citadins ne peuvent survivre sans un lien fort avec les producteurs qui les entourent et les nourissent. Un exercice intéressant est de noter ses producteurs préférés (légumes, fruits, viandes, céréales, etc…), c’est à dire que vous feriez comme eux si vous produisiez à leur place.

Nous pouvons aussi produire en ville pour favoriser l’émergence de projets écologiques basés sur le lien à la terre :

Lessive au lierre

Lessive à la cendre

Savon et shampoing à la saponaire

Kit de culture de champignons

Potager en jardinière multiétagé si possible et SOUS SERRE ( attention aux pollutions en ville)

Machines de recyclage du plastique et artisanat

Biodigesteur pour transformer le compost en gaz

Semi de fruitiers en godets pour les transplanter à la campagne (dans des pots de confitures, des rouleaux de papiers toilettes, ou une bouteille en plastique)

Compostage sur le sol dans haies ou des friches en ville.

Creuse le goudron et plante ! (ca peut être autorisé !)

Mettre de la sciure autour d’un arbre pour faire un pipi permacole qui ne pue pas. (cabane autour de l’arbre pour les filles héhé)

Tour à pommes de terre

Pépinière de plantes aromatiques vivaces (fraises, menthe, thym, etc….)

Rencontre perma entre voisins d’immeuble ou de rue

Musique engagée

Soins énergétiques, utilisation de pierres énergétiques

Partager la wifi avec son voisin

Rejoindre un jardin partagé, O jardins d’Or par exemple pour 20 euros l’année créez votre parcelle

Fabriquer un lombricomposteur avec des seaux alimentaires

Créativité… Commentez…

 

 

Si vous souhaitez mettre cela en place, contactez moi je suis intéressé !

Régénérons les déserts grâce aux animaux !

Je lis actuellement le livre “Holistic Management”(gestion holistique) d’Alan Savory. Pour lui, nous devons définir une qualité de vie, c’est à dire qui sont les décideurs importants dans notre communauté (ou dans notre vie), qu’es ce qui nous fait sortir du lit le matin, et qu’es ce qu’une belle vie. Ensuite, nous pouvons définir quelles ressources nous aurons besoin dans le futur pour répondre à cette qualité de vie. Nous agissons ainsi dans ce qu’il appelle un contexte holistique très ancré dans les réalités sociales, écologiques et économiques.

Plus concrètement, il explique dans ce livre comment nous pouvons régénérer les environnements “fragiles” (brittle en anglais), arides et désertiques en planifiant un pâturage dynamique des animaux. On reproduit ainsi le déplacement des troupeaux de ruminants par leurs prédateurs dans leur état naturel avant la domestication de ces animaux par l’homme.. Ce n’est pas ce qu’on vous dit dans le film Cowspiracy !

Une des causes principales de désertification est le sur pâturage des animaux , c’est à dire une concentration trop élevé sur une même surface.  Cependant on se rend compte que laisser le désert tel qu’il est sans animaux, ou bien  sous pâturer (peu d’animaux sur une grande surface) conduit au même conséquence qu’un sur pâturage, c’est à dire la désertification. Oui, si on ne fait rien pour régénérer les déserts, ils resterons ainsi pendant des milliers d’années. La solution la plus efficace pour reverdir les environnements arides (2/3 de notre planète); c’est de concentrer les animaux sur une plus petite surface pendant un temps court et de les déplacer régulierement. Dès les deux premières années, l’herbe revient grâce à une bonne gestion des pâturage, et la fertilisation par les animaux. L’eau s’infiltre ainsi beaucoup mieux dans les sols et on peut ensuite envisager une plantation d’arbres si le milieu est plus adapté aux arbres qu’à l’herbe.

Un exemple incroyable d’une plantation d’arbres inutile : Abu Dhabi a dépensé 30 MILLIARDS de dollars pour planter des arbres dans un environnement qui est plus adapté à la prairie. Ces arbres vont sûrement mourir vu les conditions météorologiques inadaptées à leur survie : tempêtes de sable, et peu de pluviométrie.

Ces savanes sont des milieux dégradés par l’homme et elles n’ont pas la capacité de redevenir des forêts par elle même, tout du moins à la vitesse où l’on peut le souhaiter. Nous devons accélérer la succession écologique de ces milieux (développement du système vers un stade forestier) en gérant bien le pâturage des animaux dans un premier temps puis en semant des arbres (ou bien en laissant les graines disséminés par les fientes des animaux germer.).

Cet article a pour but de remettre en question notre vision du monde et notre rôle sur Terre. Soutenir ces pratiques là me semblent la meilleure des solutions dont nous disposons à notre échelle, ou bien même expérimenter la régénération dans les milieux où il y en a besoin. Dans les milieux tempérés humides (et de manière plus prononcé sous les tropiques), laisser la nature faire semble la méthode la plus efficace pour produire en abondance, il faut plutôt se concentrer sur le semi de plantes pérennes,  l’ entretien des chemins et la gestion du pâturage s’il y en a.

Allons comprendre pourquoi nous cherchons à contrôler la nature et les “friches” (apparemment improductives) en France, tout cela pour une question d’esthétique ou de ne pas se laisser envahir. Il s’agit juste d’un changement de perception de la nature, je trouve beaucoup plus beau la régénération naturelle et spontanée d’un milieu ouvert (prairie) vers un système semi forestier multiétagé densifié et diversifié  par rapport à une prairie tondue chaque année. C’est surtout que lorsque l’on orchestre ce processus de régénération avec des techniques simples de multiplication végétale, on peut obtenir un système ultra productif pour nous et pour les animaux. Pour conclure on pourrait quitter la France,  notre environnement se porterait bien mieux sans nous. Cependant dans les terres arides du monde, la nature a besoin de  nous pour revivre et nous nourrir. Il existe une interdépendance très forte entre les animaux et les plantes dans leur état naturel. Chaque prédation a un sens puisque les plantes (et les animaux) sont adaptées à ce type d’attaque ponctuelle tout en maintenant la survie de leur espèce.

Plus d’information sur le PTD si dessous.

Paturage tournant dynamique

La paturage tournant dynamique signifie la mise à l’herbe des animaux avec une rotation quotidienne. C’est un français André Voisin qui a décrit cela dans son livre La productivité de l’herbe. Actuellement, les éleveurs néo zélandais sont les premiers exportateurs mondiaux de viande de moutons grâce à cette méthode. On concentre les animaux sur une plus petite surface afin qu’ils soient en troupeau (comme dans la nature) et qu’ils mangent toutes les herbes à leur disposition, pas seulement celles qu’ils préfèrent. Tous les jours, ils ont un nouveau « buffet de crudités » (Livre « Salad Bar Beef » de Joel Salatin. Cette gestion permet une régénération de l’herbe au fil des années, car les graminées sont broutées à un stage où elles ont au minimum 3 feuilles. La plante a assez d’énergie pour repousser rapidement car elle est dans un stade évolutif (ni trop jeune, ni trop vieux).

Pour cela on détermine le nombre de vaches par exemple que l’on souhaite faire pâturer sur une journée sur un hectare par exemple. En France, les éleveurs  pratiquant le pâturage tournant dynamique ont 50 vaches-jour/hectare. Certains font suivre environ 20 génisses (jeunes vaches) derrière les premières vaches qui auront pâturé. Elles mangeront ce qu’on appelle les rejets, les plantes moins appetantes.

Et cette information est importante ! Chez la plupart des éleveurs, on laisse les vaches sur un grand espace, ce qui provoque soit un sur paturage (trop paturé) soit un sous paturage (pas assez). Les herbes qu’elles n’aiment pas se ressèmeront, et petit à petit on crée des déserts.

Le nombre de paddocks nécessaire varient selon la saison et la repousse de l’herbe. En France, il faut compter environ 25 paddocks au printemps (c’est-à-dire 25 jours à l’herbe pour retrouver son stade 3 feuilles), et en été jusqu’à 40 paddocks, voir 50 en cas de sécheresse. Il faut donc prévoir des paddocks de production de foin, dans l’objectif de les minimiser au maximum. On peut aussi compter sur les arbres fourragers très bénéfiques au troupeau.

Aux Etats Unis, Joel Salatin arrive à mettre entre 200 et 400 vaches-jour/hectare, tout en gardant une productivité d’herbe très élevé et diversifié.

 

Pourquoi la ZAD est un exemple concret de permaculture et pourquoi l’intervention de l’Etat est dangereuse ? Quel est la cause réelle du problème et comment la résoudre ?

J’écris cet article en réponse à l’intervention de l’Etat visant à expulser les habitants de la ZAD. Je demande aux réseaux de permaculteurs de France et du monde, à tous les écolos, les décroissants, les collapsologues, les défenseurs de la nature et du vivant, à tous ceux qui se préoccupe de l’état de la planète et de l’avenir de leurs enfant de soutenir les zadistes pour empêcher leur expulsion.

Pour rappel, la permaculture est une conception consciente et intentionnelle qui permet de fournir en abondance, gratuitement, et avec très peu de travail physique, l’ensemble des besoins de l’homme (nourriture, eau, air, outils, matériaux, gestion des déchets, corps social…) tout en régénérant les sols et les écosystèmes. On peut ainsi atténuer le changement climatique et les pollutions en reforestant ou en utilisant les animaux dans les milieux plus secs.

A l’heure actuelle, l’Etat ne cherche absolument pas à réunir les conditions pour aboutir à ces objectifs permacoles. Il favorise au contraire une production mondialisée, pilleuse et destructrice. Une conception consciente signifie que les personnes protégeant des espaces naturels (ici la ZAD de NDDL) ont compris les enjeux actuels de société et veulent y répondre de manière efficace. L’émancipation complète par rapport à l’Etat et au capitalisme semble désormais l’unique solution efficace pour vivre en harmonie avec des valeurs humaines profondes.

Comme le montre ce conflit, l’Etat n’aime pas perdre le contrôle des populations, encore plus celles visant à être autonome. Il le fera avec les autres communautés qui se forment, soutenu par la majorité de la population, cette dernière étant dans l’illusion qu’elle dépend des services de l’Etat pour répondre à ses besoins fondamentaux. Seulement parce que la plupart de la population ne fait pas le choix conscient de prendre soin de la terre et des personnes et de redistribuer les surplus aux personnes et à la nature, l’Etat se donne le droit d’empêcher de vivre librement des personnes courageuses, saines et intelligentes. Les habitants de la ZAD sont des personnes responsables qui n’ont pas besoin d’une autorité malveillante et destructrice pour vivre.

Ces personnes comme vous et moi ont décidé d’utiliser les ressources qui les entourent pour vivre et notamment les ressources humaines. C’est ce que nous sommes spontanément amenés à faire au quotidien dans un état naturel. De manière plus forcée, si les infrastructures industrielles venaient à s’effriter (s’effondrer), ce serait la première chose que nous ferions pour assurer notre survie. L’Etat ne serait pas là pour nous dominer, à part si nous subissons encore son autorité. Tout comme le fleurissement actuel d’initiatives, dont la ZAD, la permaculture vise l’autonomie, la résilience et le retour à la terre. Tout comme les répressions de l’Etat qui se multiplient sur les différentes initiatives allant dans ce sens, elles pourront se manifester également dans les mouvements permacoles.

Nous sommes conscients en permaculture que ce qui se passe loin de chez nous est aussi important que ce qui se passe devant notre porte. Alors évitons l’expulsion des zadistes par un soutien massif. Soutenons physiquement par des ressources et moralement par des paroles et des actes. La vérité nous porte et elle ne peut que s’enrichir d’expériences, de chaleur et de créativité humaine.

Soutenez la ZAD et résistez ;c’est urgent. C’est comme cela que que l’Etat vacillera sur ses positions.

Vivez dans un monde où le lopin de terre le plus proche de chez vous peut vous nourrir. Où l’argile et le charbon de bois peut purifier votre eau n’importe quand. Où les personnes de votre entourage vous aident à vivre sainement, …

Expérimentation de Keyline Design et d’agroforesterie à Ô Jardins d’Or

Cet article a pour objectif de vous présenter la parcelle d’agroforesterie que nous avons mis en place dans le jardin partagé Ô Jardins d’Or à Saint Didier au Mont d’or.

L’agroforesterie est une culture intercalaire d’arbres dans des prairies paturées ou bien des cultures céréalières ou légumières.

Ici nous cherchons dans un premier temps à établir une plate bande de culture arborée multi étagé : comprenant des grands arbres fixateurs d’azotes, des arbres fruitiers moyens, des arbustes, et des plantes herbacées vivaces.

Pour placer cette plate bande nous avons décidé de la placer sur une courbe de niveau particulière avec la Ligne Clé (ou Keyline en anglais).

Explication :

Un ruisseau s’écoule dans la vallée le long du terrain. Au moment où la pente de la vallée devient plus douce, on observe plusieurs phénomènes :

  • Un monticule de terre s’est formé naturellement à ce point là
  • La végétation spontanée indique la présence d’eau souterraine : sureau noir
  • Les bénévoles de l’association ont réalisé des mares à cet endroit là

Ce point là s’appelle le Point Clé de la vallée : ou KeyPoint en anglais

La Ligne Clé est la courbe de niveau passant par le Point Clé tout simplement.

En plantant des arbres parallèlement à cette Ligne Clé nous pouvons optimiser la répartition de l’eau sur les pâtures ainsi que pour les arbres.

Les biotopes de nos forêts locales sont riches en diversité végétale, animale et fongique.

Lors des initiations, nous pouvons imaginer les arbres à différentes strates de culture. Je souhaite vous partager au plus vite les designs que j’ai réalisé à partir d’observations de la nature.

Pour le moment au jardin partagé, nous avons semer des graines de pommes, poires, églantier, aubépine, de coings et des noyaux de prunes.

Petit plus, nous avons pensé à installer un cordeau suspendu à des piquets à 1m du sol comme perchoir à oiseaux. Ils peuvent se détendre librement et ensemencer notre platebande.

Autour nous avons des noyers, des frênes, des chênes, des noisetiers et même des châtaigniers indispensable à la création d’une forêt comestible, un jardin forêt, un jardin verger, une forêt fruitière, bref, vous visualisez la chose.

Pour cet année, ce sera la récolte de pommes de terre semés dans la terre en janvier. Un dilemme, la récolte des pommes de terre nouvelles ou la préservation des graines de fruitiers en pleine germination ? A vous de trouver la solution de gestion holistique.

Début mars, nous avons commandé 25 portes greffes de la pépinière GROMOLLARD à Messimy. Ces arbres seront greffés en ecusson soit de fin aout à mi septembre 2018, soit de février à mars 2019. C’est une méthode économique car un porte greffe coute en moyenne 1  euro.

 Porte-greffe plantés  Affinités de greffe
 Merisier  Cerisier, (prunier)
 Prunier myrobolan  Prunier, pécher,
 Pécher Montclar  Pécher, abricotier
 Cognassier  Poirier
 Pommier M7  Pommier, Poirier
Aubépine (semée) Poirier, Néfliers certaines Pommiers,

A très vite !

 

Métiers de demain !

On nous parle beaucoup de transition écologique, mais je me demande si on sait réellement de quoi on parle. Afin de mieux approcher cette conception du monde, il faudrait connaître les compétences qui nous permettraient de vivre ainsi, voici un très bon article qui peut vous inspirer :

Nous vous présentons une traduction (merci André) d’un article de Rob Hopkins, initialement publié le 22 janvier 2009. Elle pourrait nous inspirer dans la recherche de métiers nécessaire à une économie locale bas carbone et qui tente de limiter les changements climatiques. Pourrait-elle être florissante ? Et si c’était la seule voie possible en tenant compte de l’abandon et/ou de la raréfaction des énergies fossiles ? Et si cette organisation sociétale créait plus d’emplois et de bien être ?

Les 200 compétences artisanales requises pour rendre une « ville victorienne » fonctionnelle

« Ces discussions ont suivi la publication sur mon blog de la Déclaration d’Indépendance de la Transition. L’histoire a émergé de la liste des 200 compétences nécessaires à l’époque victorienne parue dans les 2 dernières pages d’annexes de « Victorian Oamaru : une vision pour l’avenir » par Michael O’Brien, qui fut imprimé à la main et n’est pas disponible sous forme électronique.

Merci à Corinne d’avoir retapé cette liste et à Ted de l’avoir trouvée. J’ai mon nom qui y est apposé comme pâtissier. Vendeurs d’assurance, prenez note : Il est intéressant de lire ceci dans le cadre du commentaire de Richard Morrison dans une de ses chroniques dans le Times : « Je pense que nous sommes à l’aube du changement social le plus surprenant dans nos vies : une redécouverte des plaisirs à vivre dans la simplicité et dans l’esprit de clocher… Je ne souhaite le retour du corned beef à personne. Mais pour le reste ? Un nouvel âge d’austérité pourrait être tout à fait rafraîchissant.»

Ainsi, voici ces 200 métiers artisanaux dans leur intégralité…

Travaux du bois. Coupeurs de petits bois, fabricants d’obstacles de claie (ou canis)*, fabricants de râteaux, fabricants de fourches, fabricants de balais, fabricants de manches, fabricants de cerceaux, fabricants d’échelles, fabricants de berceaux, fabricants de forets et de chevilles, tailleurs de semelles de sabots, bricoleurs, brûleurs de charbon, vanniers de paniers de chêne, fabricants de paniers de jardin (c’est-à-dire panier avec manche), fabricants de bâton et de mât, fabricants de barrières de champ, vanniers de paniers de saule, fabricants de filets.

wikimedia commons, domaine public
wikimedia commons, domaine public

Travaux de construction. Maçons, menuisiers, couvreurs, parqueteurs, monteurs de murs en tourbe, artisans de toits en chaume, lateurs de toits , brûleurs de chaux, fabricants de peinture, souffleurs de verre, vitriers, artistes vitriers (verres teintés ou peints), fabricants de briques crues, tuiliers, ramoneurs, plombiers, décorateurs, bâtisseurs de ponts, polisseurs (technique française)**, dessinateurs de pancartes et panneaux.

Travaux de campagne. Poseurs de haie, Monteurs de murs en pierre sèche, fabricants d’échaliers, puisatiers, coupeurs de tourbe, jardiniers, horticulteurs, vignerons, arboriculteurs, pépiniéristes, sylviculteurs, agriculteurs, bergers, tondeurs (de moutons), apiculteurs, meuniers, pêcheurs, spécialistes des vergers, vétérinaires.

Travaux d’atelier. Fabricants de chaise, fondeurs (et couleur) de fer, forgerons, charrons (c’est-à-dire fabricants de roues), tonneliers, chaudronniers, étameurs (c’est-à-dire ferblantiers), tourneurs sur bois, constructeurs de voitures (à cheval), constructeurs de bateaux, fabricants de voiles, fabricants de corde, fabricants de chariot, fabricants de blocs, billots, dalles, (etc), tanneurs de cuir, fabricants de harnais, selliers, fabricants de collier de cheval, fabricants de botte et chaussure, cordonniers, sabotiers, fabricants de couteau, tailleurs, tailleurs de meule***, potiers, imprimeurs, typographes, calligraphes, relieurs, papetiers, fabricants de meubles, bijoutiers, mécaniciens, chaudronniers, hommes de chaudière (ou chauffagistes), savonniers, armurier, forgeron d’épée, fabricant de brosse, fabricant de bougie, artiste, sculpteur, créateur de feu d’artifice, constructeur de cycle, sculpteur sur os, fabricant d’instrument de musique, fabricant de pipe en argile, outilleur.

Travaux textiles. Fileur, tisserand, teinturier, producteur de soie, tailleur, couturière, modiste, chapelier, fabricant de dentelles, fabricant de bouton, fabricant de tapis et de carpette, travailleur au crochet, fripier et spécialiste du macramé, tricoteuse, fabricant de sarraux et tabliers, brodeur, travailleur du cuir, fabricant de feutre.

Travaux domestiques. Fumeur de poisson, cureur de lard****, fabricant de beurre, fromager, brasseur, fabricant de cidre, vigneron, distillateur, herboriste, glacier, boucher, poissonnier  (la vente, pas la pêche), pâtissier, fabricant de saumure, boulanger, préparateur et torréfacteur de café, homéopathe, réflexologue, ostéopathe, naturopathe, conteur, enseignant naturaliste, historien, bouffon, acteur, administrateur, philosophe, ouvrier, poète, écrivain, sage-femme, tavernier, libraire, bibliothécaire et idiot – il n’y a pas de chômage dans ce modèle traditionnel !

Il y en a sans doute beaucoup d’autres auxquels je n’ai pas pensé. »

Notes de traduction

* Claies (ou canis), tissés à partir du saule ou du noisetier, entrelacés autour de deux ou trois poteaux , servaient dès l’Angleterre médiévale à enfermer le bétail ou à séparer les champs respectifs dans les systèmes de terres partagées collectivement, ils ont aussi servi comme traîneau de fortune avec lesquels il n’était pas rare de transporter un prisonnier qui y était attaché et tiré à cheval jusqu’au lieu d’exécution. (NDT)

** Polir selon la technique française est un processus de finition du bois qui revient à faire ressortir le bois de manière chatoyante avec des couleurs profondes et une brillance élevée en appliquant patiemment de nombreuses fines couches de laque dissoutes dans l’alcool en frottant avec une compresse de chiffon huilée. (NDT)

*** Tailleurs de meule. Leur travail consistait à tailler la pierre (ou à la sertir de pièces de métal) pour la rendre rugueuse et propice au travail du grain (broyage). La plupart du temps, ces travailleurs étaient itinérants et non attachés, à part entière, à une communauté. (NDT)

**** Curer le lard est une technique de préservation et d’assaisonnement de la nourriture (ici spécifiquement du lard) par l’addition (d’une combinaison) de sel, de nitrites, de nitrates ou de sucres (voire le fumage qui n’en est qu’une forme particulière) (NDT)

Source : https://www.reseautransition.be/articles/les-200-competences-artisanales-requises-pour-une-ville-fonctionnelle/

Pour ma transition personnelle, je suis très inspiré et souhaite vous partager les activités que j’aimerais pratiquer :

  • Constructeur de cuve en ferrociment
  • Fabriquant de lessive au lierre
  • Fabriquant de savon à la cendre
  • Bucheron
  • Potier (filtre à céramique)
  • Charbonnier (filtre à charbon actif)
  • Fabriquant de poële fusée (Rocket Stove)